Courir par tous les temps

Chaleur, froid, air pollué : ce que disent les autorités sanitaires, et ce qu'Atmoscope ajoute pour juger le sol.

Atmoscope donne un score de sortie et des repères d'équipement. Cette page explique d'où ils viennent. Elle reformule des documents officiels ou associatifs, cités en bas de page : elle n'apporte pas d'avis médical, et ne remplace ni votre médecin ni la vigilance de Météo-France.

Les mots

Coup de chaleur d’exercice
Un accident potentiellement mortel qui touche les sportifs quand il fait chaud : le corps ne parvient plus à évacuer sa chaleur par l’évaporation de la sueur (Haut Conseil de la santé publique).
Température ressentie
La température qui tient compte du vent et de l’humidité. C’est celle que le score de sortie d’Atmoscope utilise, pas la seule température de l’air.
Effort intense
Les recommandations sanitaires sur la pollution parlent d’« activités physiques et sportives intenses » sans les définir sur la page consultée : à chacun de juger où commence son effort intense.
Surface (choix d’Atmoscope)
Route, mixte ou terre : le sol sur lequel vous courez, que vous choisissez sur la page Running. Elle change l’état probable du sol, le conseil de chaussures et le score.

Quand il fait chaud

Le ministère des Sports écrit qu'à partir de 32 °C, la pratique sportive en plein air peut être déconseillée. Ses conseils :

  • Privilégier une activité tôt le matin ou tard le soir, dans des zones ombragées et aérées.
  • Éviter toute pratique entre midi et 18 heures.
  • Ne pas débuter une activité physique ou sportive pendant un épisode de forte chaleur quand on n’est pas entraîné.
  • En cas de maladie chronique, même bien contrôlée, demander conseil à son médecin.
  • S’hydrater régulièrement avant, pendant et après l’effort, sans attendre la soif.

Le Haut Conseil de la santé publique, dans sa fiche pour les sportifs, ajoute :

  • Le risque de coup de chaleur d’exercice concerne tous les sportifs, y compris les plus entraînés. Il est plus élevé quand l’humidité est forte et qu’il n’y a pas de vent, deux situations qui s’opposent à l’évaporation de la sueur.
  • Ne pas démarrer ni reprendre une activité en cas de vague de chaleur si l’on n’est pas entraîné, si la condition physique n’est pas bonne (notamment un rhume ou une bronchite) ou si l’on a une maladie chronique.
  • Même entraîné : réduire les activités et éviter les compétitions, se protéger de la chaleur (ombre, endroit aéré, tenue adaptée), s’asperger régulièrement le visage et la nuque, s’hydrater très régulièrement avant d’avoir soif.
  • Porter des vêtements amples, aérés et clairs, un chapeau à large bord et des lunettes de soleil, protéger la nuque.

Ce qui est à Atmoscope. Le score de sortie retire des points à la course dès un ressenti de 18 °C, et les conseils d'habillement parlent d'eau à partir de 20 °C ressentis : ce sont des choix de prudence d'Atmoscope, pas des seuils officiels. Le seuil de 32 °C ci-dessus est celui du ministère.

Quand il fait froid

La Fédération Française de Cardiologie donne quatre conseils pour protéger son cœur en hiver, dont :

  • Se couvrir chaudement, en particulier les extrémités et la tête.
  • Éviter les efforts brutaux dans le froid sans échauffement préalable, pour s’y acclimater : le communiqué cite le sport en extérieur.
  • Limiter ses activités en cas de pic de pollution associé à des températures froides.
  • Être attentif au moindre symptôme (oppression dans la poitrine, palpitations, essoufflement ou douleur thoracique à l’effort, vertiges) et consulter sans tarder.

Les personnes les plus à risque sont celles qui ont une pathologie cardio-cérébro-vasculaire ou des troubles du rythme cardiaque, ainsi que les plus de 70 ans. Le communiqué ajoute que le vent décuple la sensation de froid et ses méfaits.

Atmoscope s'en sert pour deux choses : la température ressentie (qui tient compte du vent) pour l'habillement, et un retrait de points au score quand le ressenti passe sous 2 °C, seuil choisi par Atmoscope.

Quand l'air est pollué

Le ministère chargé de la santé distingue selon le polluant :

  • Épisode aux PM10, au NO2 ou au SO2 : réduire, voire reporter, les activités physiques et sportives intenses (dont les compétitions).
  • Épisode à l’ozone (O3) : les activités physiques et sportives intenses à l’intérieur peuvent être maintenues.
  • Personnes vulnérables ou sensibles : limiter les activités physiques et sportives d’intensité élevée, en plein air comme à l’intérieur.

La page ajoute que, pour la population générale, il n’est pas nécessaire de modifier ses activités habituelles.

Sur la page Running, la qualité de l'air entre dans le score, plus lourdement si vous vous dites sensible dans « Mon profil ». Les points retirés sont un choix d'Atmoscope, pas une consigne officielle.

Le sol : boue, flaques, verglas

Aucune source officielle ne fixe de seuil de boue ou de verglas pour courir. Ce qui suit est un calcul d'Atmoscope à partir de la pluie et de la température du modèle des deux derniers jours (pas une mesure), et il ne sait rien de la nature du sol ni de l'exposition du chemin.

  • Terre, sentiers : « humides » à partir de 6 mm de pluie en 48 h, « détrempés » à partir de 15 mm.
  • Mixte, chemins : 10 et 25 mm : un chemin stabilisé se détrempe moins vite.
  • Route : pas de boue, mais des flaques possibles à partir de 6 mm.
  • Gel, verglas, neige : repérés par la température aux heures où l'eau tombe ; le verglas pèse davantage sur le bitume, où l'on ne s'agrippe à rien.

Ce sol retire au plus 40 points au score d'une sortie, et chaque retrait apparaît dans les raisons affichées. Les conseils de chaussures et d'allure qui en découlent sont des repères généraux, sans marque, et l'allure n'est jamais chiffrée : aucun écart n'est établi pour la boue ou le verglas.

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Sources

Rédigé par Atmoscope le 4 novembre 2026, à partir de ces documents, relus ce jour-là. C'est une reformulation : en cas de doute, les textes des autorités sanitaires et les prévisions de Météo-France font foi.